Exorcisme

Tout commence par un trop-plein, une poussée déjà là qui cherche une issue.

Le ciel se ferme, et c'est là que la pensée commence : au ras du sol, dans ce qui est donné, sans reste ailleurs.

Ce qui pousse ne cherche pas d'adversaire, ni de messager pour parler à sa place. Seulement un passage.

Désencombrer, jamais ajouter. Chaque geste retire plutôt qu'il ne pose. Ce qui doit naître n'a besoin que d'une chose : qu'on cesse de lui barrer la route.

Laisser passer, ou être ce qui passe. La métamorphose ne construit rien de nouveau. Elle retire ce qui empêchait la forme d'apparaître.

Tout part parce qu'on a cessé de le retenir. Rien n'est chassé de force ici.